Election présidentielle - Les candidats prennent position sur le vin
Extrait d'un dossier spécial de http://www.terre-net.fr sur la position des politiques concernant le vin :
Un questionnaire de la filière viti-vinicole sur la place du vin dans la société a été adressé aux candidats à la présidentielle. Les questions portent sur l'image du vin dans la société et son développement économique, les enjeux liés à la santé publique, le concept de modération et la politique de prévention, et la fiscalité. Cinq candidats se sont prononcés et y ont répondu.
Ségolène Royal, candidate du PS
Pour la socialiste, la viticulture est un élément significatif de l'image de la France dans le monde, c'est pourquoi « renforcer l'image du vin est légitime »(oeno-tourisme, promotion des terres). D'autre part, « la reconquête des parts de marché à l'exportation doit être un axe fort de la politique ». Sa priorité concernant la santé publique est de « s'attaquer aux causes économiques et sociales, en général à l'origine d'une consommation excessive d'alcool ». Elle encourage les professionnels du vin à soutenir le Conseil de la modération et de la prévention, et à prendre part dans la construction des messages de modération et de consommation responsable.
Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP
Il estime que « la France doit rester le pays de référence du vin », et veut mettre un terme rapide à la crise du vignoble français, qui fait la richesse de son patrimoine. Des efforts en marketing doivent être faits par la profession elle-même pour améliorer l'export. En matière de santé publique, la politique de lutte contre l'alcoolisme doit être clarifiée, « tous les acteurs concernés (association de prévention) doivent siéger au conseil de la modération ». Il ne lui semble pas opportun d'augmenter la fiscalité du vin pour lutter contre l'alcoolisme.
François Bayrou, candidat de l'UDF
Il lui semble nécessaire d'aider les entreprises à s'adapter à une situation nouvelle (marketing, commerce), dans un contexte où la consommation nationale diminue fortement, et où la concurrence à l'exportation est forte. « Le Conseil de la modération et de la prévention doit être un outil de concertation efficace pour lutter contre les abus d'alcool », mais « la fiscalité du vin ne doit pas être un handicap pour la viticulture française ».
Dominique Voynet, candidate des Verts
Elle veut concilier deux préoccupations: « la sécurité et la santé d'une part, l'activité viticole d'autre part ». Elle veut « promouvoir une production de qualité impliquant des pratiques durables (respect du cahier des charges de l'agriculture biologique, lutte biologique contre les ravageurs...) ». Selon elle, les difficultés des viticulteurs sont amplifiées par l'organisation actuelle de la PAC, où éleveurs et céréaliers sont mieux traités. Quant aux fruits des taxes affectés au produits viticoles, elle voudrait les réaffecter pour une politique de santé publique, et d'amélioration de la qualité du produit.
Philippe de Villiers, candidat du MPF
Il considère que « le vin est une culture et même une civilisation ». Il faut taxer les importations de vins étrangers, avoir une meilleure politique de découverte des produits viticoles, et mettre fin à une politique de culpabilisation des producteurs. Il veut faire disparaître des esprits l'amalgame entre le vin et l'alcoolisme. Il lui semble inadmissible de prévoir une augmentation des taxes alors que l'agriculture est en crise.
Par Cyril 4x5vin, Jeudi 29 Mars 2007 à 16:03 GMT+2 dans Brèves de comptoir (article, RSS)








